STALINE
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STALINE [Joseph Vissarionovich Djougtchvili dit ..] (1879 -1953)
Son père est un savetier misérable et illettré, à peine libéré du servage, remarié sur le tard à une jeune cousine. Alcoolique et violent, il bat fréquemment sa femme et ses enfants, y compris le petit Joseph. Il meurt en 1890 au cours d'une rixe entre ivrognes (sa femme vivra quant à elle jusqu'en 1936).
Joseph entre au séminaire de Tbilissi (ou Tiflis) car c'est le seul moyen d'ascension sociale qui lui soit accessible. Il s'y initie en secret aux idées révolutionnaires et au marxisme. Son indiscipline lui vaut d'être chassé de l'établissement sans diplôme en 1899. Militant dans le nouveau parti bolchevique sous le pseudonyme de Koba (un héros de la littérature russe), il est exilé en Sibérie pour avoir incité des ouvriers à la grève. De retour à Gori, il épouse le 22 juin 1904 une jeune paysanne de 15 ans et reprend sans attendre ses activités militantes dans la clandestinité (sa première épouse mourra en 1906).
Le 25 décembre 1905, sa première rencontre avec Lénine quelque part en Finlande, à l'occasion d'un congrès panrusse, fait de lui un professionnel de la révolution.
En mai 1907, Koba assiste au congrès du parti social-démocrate russe à Londres. Cela se passe peu avant que les bolcheviques groupés autour de Lénine ne rompent avec les autres sociaux-démocrates, les mencheviks groupés autour de Martov.
Pour les besoins de la cause, Lénine, peu après, confie à Joseph Djougatchvili le soin de mener des opérations de grand banditisme dans la région du Caucase (les bolcheviques utilisent pour désigner ces hold-up le délicat euphémisme d'«expropriations»). L'objectif est de remplir les caisses du parti.
C'est seulement en 1912 que ce dernier accède au Comité central du parti, aux côtés de Lénine. L'année suivante, il adopte son pseudonyme définitif : Staline. Il est arrêté et exilé en Sibérie jusqu'à la Révolution de Février, en 1917.
Libéré, il prend la direction de la Pravda, le journal du parti bolchevique. Après la Révolution d'Octobre, qui consacre le pouvoir sans partage des bolcheviques, il devient commissaire du peuple (ou ministre) aux nationalités. C'est à 39 ans le début d'une deuxième vie.
Il participe à la révolution d'Octobre 1917. Il devient commissaire du Peuple aux nationalités, puis secrétaire général du Parti Communiste d'Union Soviétique en 1922. Après l'élimination de ses rivaux en 1928, il s'impose comme seul maître de l'URSS jusqu'à sa mort.
Pendant la guerre civile, en août 1918, Staline épouse sans faire de quartier la ville de Tsaritsyne, qui portera plus tard son nom : Stalingrad ! En Géorgie, il réprime aussi sans pitié les menées autonomistes.
Il ne néglige pas de se remarier en 1918 avec, cette fois, une jeune fille de 17 ans. Celle-ci, prénommée Nadejda, se suicidera en 1932 après lui avoir donné deux enfants, Svetlana et Vassili.
Staline avait compris la nature totalitaire du régime qui, déjà sous Lénine, reposait sur le principe du parti unique, de l'idéologie communiste obligatoire et de l'autorité incontestée du chef»
La victoire de l'URSS aux côtés des Alliés contre l'Allemagne renforce le prestige de Staline. Après 1945, il impose le régime communiste dans les pays d'Europe centrale et orientale. Staline est à l'origine du concept d' "ennemi du peuple" qui a rendu possible les répressions les plus violentes pour ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui.
Vers la fin de sa vie, Staline est l'objet d'un véritable "culte de la personnalité" de la part des communistes du monde entier." Après sa mort, le 5 mars 1953, son successeur, Nikita Khrouchtchev, dénonce ses crimes, c'est la "déstalinisation".
Le libérateur ???
L'attitude du "libérateur" soviétique est pour le moins ambiguë lors de la reconquête de la Pologne. Ainsi, arrivée aux portes de Varsovie en décembre 1944, l'Armée rouge laisse les Nazis venir à bout de la résistance polonaise avant de réellement libérer la ville des nazis. Staline souhaitait donc se débarrasser des troupes nazies mais aussi de la résistance populaire polonaise qui aurait pu constituer un frein à la future domination soviétique.






