Famille de Loynes du Houlley

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Les Armes

Armes : « Coupé, au I de gueules à la fasce gironnée d’or et d’azur de six pièces accompagnées de deux vivres d’argent en fasce ; au II d’azur à sept besans d’or, posés quatre et trois. » Alias « De gueules à la fasce gironnée d’or et d’azur de six pièces accompagnées de deux vivres d’argent, à la champagne d’azur, chargée de sept besans d’or, posés quatre et trois. »

Seigneurs d’Autroche, d’Estrées, de la Bouvetière, de Mazères, du Morier, marquis de la Coudraye, barons du Houlley et de Fumichon (fin 18e).

Bibliographie

Hubert, Généalogies orléanaises, tome 3, page 90 ; Généalogie des principales familles établies à Paris ; Manuscrit, fonds français La Chenaye-Desbois, tome 12 Chevalier de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, tome 6, et, Généalogie de la famille Jullien Perthuis et la Nicollière-Teijeiro, le livre d’or de l’hôtel de ville de Nantes, tome 2, page 59 Jal, Dictionnaire critique de biographie et d’histoire Bulletin héraldique de France 1895

Filiation

I/ Robin ou Robert de Loynes, dit « le vieil », écuyer, bourgeois de Beaugency, au nombre des notables chargés de l’évaluation des revenus de la seigneurie de Beaugency (février 1328), rend aveu au duc d’Orléans pour des biens qu’il possédait au territoire du dit lieu (21 octobre 1353). Père de :

II/ Geoffroy de Loynes (+ 1421), écuyer, prévôt de Beaugency (1388 et 1411), rend hommage au duc d’Orléans (6 août 1403) et lui fournit le dénombrement des biens qu’il tenait à Fluxes, non loin de Beaugency (11 janvier 1404). Père de :

III/ Jacquet ou Jacques de Loynes, licencié es lois, bourgeois de Beaugency, établi à Orléans, procureur (= échevin) d’Orléans (1409-1410), puis receveur des deniers communs (= maire) de cette ville (1425-27, 1431-33, 1437-39 et 1443-45). Se distingua pendant le siège d’Orléans. Marié à Huguette Rousselet (ou Rousseau), fille de Mathurin et de Marguerite Renard ; D’où probablement :

1/ Jean ou Gentian de Loynes, écuyer, sieur de la Motte, en Beauce, vivant en 1448, bailli de Beaugency, marié à Ne… Hatte, de la ville d’Orléans, auteur de la branche établie à Paris au début du XVIe siècle (à la génération de ses petits-fils : François de Loynes, sieur de la Motte, avocat et docteur es droits, reçu conseiller au Parlement de Paris le 22 janvier 1500 et mort en charge le 30 juin 1524, marié, DP ; et Antoine de Loynes, frère cadet de François, procureur au Parlement de Paris en 1515, marié, DP.).

2/ Jacques ;

3/ Robin, qui suit ;

IV/ Robin ou Robert de Loynes, écuyer, sieur de Villefavreux, prévôt de Beaugency (1439), puis maître proviseur et gouverneur du pont d’Orléans et de l’hôpital de cette ville (1465), procureur échevin d’Orléans (1468-71), marié 1/ le 13 ou 15 avril 1451 à Orléans (contrat) à Isabelle Tricot, fille de Pierre, bourgeois d’Orléans, DP, et 2/ le 30 mars 1456, à Marion Hatte (vers 1430 + 1er novembre 1501), fille de Jean, sieur de Damberon, procureur en la cour d’Orléans (1476), et d’Isabeau Simon. D’où :

1/ Gentien, qui suit ;

2/ Jacques de Loynes, sieur de Villefavreux, marié en 1517 à Jeanne Bernard, DP (ancêtre de Jules de Loynes, + 1683, seigneur de la Ponterie, conseiller du Roi en ses conseils, secrétaire à la Marine en 1646, père de Jean Baptiste de Loynes, seigneur de Nallier, conseiller au Parlement de Metz, d’où, fin 18e, Louis Augustin de Loynes, marquis de La Coudraye, marié en 1775.).

V/ Gentien de Loynes de l’Aubespine (né vers 1460 + après 1510), échevin d’Orléans (1495, 1502-1505 et 1508-1510), marié à Marguerite Coignet, fille de Simon Coignet et de Marguerite Chauveau. D’où :

VI/ Euverte de Loynes, sieur de la Bédinière, rend hommage à Jean de la Pommeraye, seigneur de Rouvray Sainte Croix (1508), procureur échevin d’Orléans (1534-36, puis 1544-46), marié 1/ à Anne des Comtes, fille de Jacques, seigneur de Brion et de Villechauche, échevin et receveur d’Orléans, et de Roze Hue, dame de Marcoray, 2/ en 1527 à Anne Hue, fille de Pierre, sieur de Culay, de la Cour de Ligny et de Marcoray, échevin d’Orléans (1471), et de Marie Aubelin, DP

1/ Antoine de Loynes, seigneur de la Royauté, maire d’Orléans (1597), marié à Marie Le Roy, D’où Antoine (DP) et Gentien (DP, seigneurs de la Barre) ;

2/ Guilles, qui suit ;

VII/ Guilles de Loynes (vers 1520 + 9 juillet 1580), marié vers 1560 à Claudine Daniel (vers 1540 + 1er août 1622). Son frère d’où :

VIII/ Guillaume de Loynes (1564 + 6 janvier 1648, Orléans), marié 1/ le 21 août 1590 à Orléans (contrat) à Madeleine Germé (vers 1570 + 20 février 1610), 2/ le 29 juillet 1610 à Orléans (contrat, Coutault et Delescluze notaires), à Claude Trippe (7 septembre 1581 + 16..), fille de Jacques Trippe, marchand bourgeois, et de Marie Gomme. D’où :

1/ de Loynes, fils aîné ;

2/ Jehan, qui suit ;

IX/ Jehan de Loynes (3 octobre 1612, Orléans, Saint Maclou, baptême + mars 1664, Orléans, Saint Pierre-Empont), 2e fils de Guillaume, marraine : sa grand-mère Loynes (née Claudine Daniel), marié 1/ le 30 janvier 1634 à Orléans (contrat) à Estiennette Le Brasseux, fille de Pierre, bourgeois d’Orléans (SP), 2/ le 20 juillet 1636 à Orléans (Basly et Buisson, notaires) à Marie Rousseau (vers 1615 + 21 avril 1690), fille de feu Nicolas Rousseau, avocat au Parlement, et de Marguerite Chartier. D’où :

X/ Jehan II de Loynes (27 septembre 1637, Orléans, St Donation, baptême + 13 mars 1717, Orléans, Saint Michel, inhumation), écuyer, seigneur de la Porcellerie et de Hauteroche, anobli par charge de conseiller du Roi trésorier général de France en la généralité d’Orléans (reçu le 4 novembre 1670), retiré en faveur de son fils (1702), marié le 9 avril 1673 à Orléans (contrat, Basly et Buisson notaires), à Jeanne Pochon de Beauregard (+ après 1722), fille d’Hector Pochon (+ après mai 1675), chevalier, seigneur de Beauregard, conseiller du Roi, trésorier général de France à Orléans, et de Marie Saichet. D’où :

XI/ Jehan III de Loynes (30 mai 1675, Orléans, Saint Pierre-Empont + 31 juillet 1769, Orléans, Saint Michel, à 94 ans, inhumé dans le cœur de l’église), écuyer, seigneur de Hauteroche, d’Estrée, etc…, parrain : son grand-père Pochon de Beauregard, marraine : sa grand-mère Loynes (Marie Rousseau), conseiller du Roi trésorier général de France à Orléans, à la suite de son père (reçu le 11 novembre 1702), puis doyen des présidents trésoriers de France à Orléans, rend hommage pour sa seigneurie d’Estrée au comte de Lowendal (29 octobre 1757), marié le 29 août 1710 à Orléans (Ducloux et Hubert, notaires) à Marie Thérèse Chartier de la Maisonrouge (1690 + 1758), fille de Claude, écuyer, seigneur de la Maisonrouge, conseiller du Roi, trésorier de France à Orléans, et de Thérèse Sinson. Ses biens furent partagés entre ses enfants le 22 septembre 1770 à Orléans (Ragu et Odigier, notaires). D’où :

1/ Jean de Loynes, chevalier, seigneur d’Auteroche, marié en 1749 (ou 42 ?) à Marie Thérèse de Coing, DP (branche de Loynes d’Auteroche) ;

a/ Claude de Loynes d’Auteroche, chevalier d’honneur au baillage d’Orléans, comparant à Orléans en 1789 ;
b/ Jean Jacques de Loynes, seigneur des Marais, comparant à Orléans en 1789.

2/ Hector de Loynes, seigneur de Milbert, SP ?? ;

a/ Louis Hector de Loynes (1766 + 1…), comparant à Orléans en 1789.

3/ Daniel, qui suit ;

XII/ Daniel de Loynes (3 septembre 1732, Orléans, Saint Michel + 22 octobre 1802, 28 vendémiaire An XI, Mazères), chevalier, seigneur de Mazères et de la Thaudière (Sologne, 1769), capitaine au régiment de Blois, chevalier de Saint Louis (1767), représenté à l’assemblée de la noblesse d’Orléans en 1789, n’émigre pas, obtient la levée de séquestre de ses biens (5 juin 1793), marié le 15 mai 1764, à Paris (Saint Gervais), à Anne Renée Cécile du Houlley (18 octobre 1743 + 27 avril 1805, 9 Floréal An XIII, Orléans), dame du Houlley, fille de Jean du Houlley, chevalier, baron de Saint Martin du Houlley (Calvados), conseiller au Parlement de Normandie, et de Jeanne Anne Herment, baronne de Fumichon.

Famille d’Anne du Houlley (1743 + 1805), Madame Daniel de Loynes (1764) : Armes : « D’azur à trois coquilles d’argent, deux et un. » Alias « D’azur à trois comètes d’or, deux et un. »

Famille normande, maintenue noble au 17e siècle, preuves pour Saint Cyr en 1726.

Petite-fille de N…, baron du Houley, qui acheta la terre du Houley (subdélégation de Lisieux) au marquis d’Oraison, seigneurie érigée en baronnie vers 1725. Petite fille de Herment

D’où :

1/ Alexandre de Loynes, qui suit ;

2/ Jean de Loynes de Mazère (1768 + 1792, tué), membre de la garde nationale d’Orléans, SP.

3/ Claude de Loynes de Mazère (1770 + 1822), chevalier, baron de Fumichon, marié le 18 janvier 1797 (29 nivôse An V) à Félicitée Seurrat de la Boulaye, DP (branche Loynes de Fumichon).

XIII/ Alexandre (Jean Louis Anne) de Loynes (25 février 1765, Paris, Saint Gervais, baptême + 13 octobre 1830, Orléans), chevalier, baron du Houlley (Calvados), châtelain de Mazère (Loir et Cher), parrain : son grand père Loynes, marraine : sa grand-mère du Houlley ; lieutenant au régiment de Sarre infanterie (1789), habitait à Orléans 16 place de l’étape (1830), marié le 20 novembre 1792 ou 20 octobre 1793, à Orléans (Bruère et Julien, notaires), à Elisabeth Zoé Colas des Francs (3 août 1778 + 19 avril 1828, Orléans, inhumée à Saint Vincent ), fille de Pierre François Colas des Francs (1er février 1733, Orléans, Saint Paterne, baptisé le 2 + 14 août 1814), chevalier, assemblée de la noblesse du baillage d’Orléans (1789), veuf de Magdeleine Avoye Pinchinat (+ 8 avril 1761, épousée le 22 octobre 1759, fille de François Pinchinat, écuyer, conseiller secrétaire du Roi et d’Avoye Seurrat), marié le 21 décembre 1767 (Julien le jeune, notaire, Orléans) à Marie Thérèse Françoise Miron (vers 1745 + 9 novembre 1800), sœur d’Elisabeth.

Famille d’Elisabeth Zoé Colas des Francs (1778 + 1828), Madame Alexandre de Loynes (1793) :

Petite-fille de :

- François III Colas des Francs (2 juillet 1701, Sainte Catherine, baptisé le 3 + 22 mai 1747, Orléans, Saint Paul,inhumé le 23), écuyer, seigneur de Villepion, marié le 26 janvier 1725 (Boucher, notaire Orléans) à Marie Anne (ou Madeleine ?) Haudry.
- Pierre Miron, écuyer, conseiller secrétaire du Roi, marié à Elisabeth Thérèse Jacque du Coudray.

Sœur de :

- Pierre Charles Colas des Francs, chevalier, marié en 1798 à Mlle de Mautaudoin, SP
- Albin Colas des Francs, (1781 + 18..), marié en 1803 à Anne Aglaé Tassin de Montcourt (d’où Gabriel, 1805 et Albin, 1808).

Arrière petite-fille de :

- Robert Colas des Francs (13 juin 1670, Orléans, Saint Hilaire + 7 mars 1724, Orléans, Saint Paul), fils cadet, écuyer, échevin d’Orléans (1719-1720), seigneur du Puchesse (1720), marié (9 septembre 1693, Brimbeuf, notaire à Orléans) à Claude Madeleine Foucault (+ 30 janvier 1757), dame du petit Puchesse.

Colas des Francs

- Pierre Haudry, écuyer, sieur des Graviers, marié à Marie Anne Sergent.
- N… Miron
- N… Jacque du Coudray

Nièce

Petite nièce de :

- Robert Colas des Francs (1697 + 1780), échevin (1743-1745, puis 1751-1753), puis maire d’Orléans (1760-1762), marié le 18 septembre 1724 à Elisabeth Colas de Brouville. DP
- Marie Madeleine Colas des Francs (5 avril 1699, Orléans, Ste Catherine, baptême + 24 août 1760, Puchesse, inhumée à Sandillon, Saint Aignan), dame de Puchesse, mariée 1723 (ou 21 novembre 1721, Boucher, notaire à Orléans) à Gabriel Baguenault (1695 + 1762), écuyer, seigneur de Puchesse (par son mariage), échevin (1739-1740), puis maire d’Orléans (1748-1750), anobli par charge de conseiller secrétaire du Roi (1750, à la suite de son frère cadet Marin), mort en charge. DP

Généalogie Fausse des Colas des Francs : 1) doit-on rappeler que le fait d'avoir siégé en 1789 avec la noblesse n'est nullement une preuve de noblesse ? C'est ainsi et ce n'est pas les exemples qui manquent.

2) Il suffit de regarder des pièces authentiques pour voir que Madeleine-Claude Foucault était l'épouse de M. Robert Colas des Francs, marchand, bourgeois d'Orléans, inhumé en mars 1724.

3) C'est le genre de généalogie de complaisance qui fait un grand tort à la discipline aux yeux des historiens !

Issue de :

Armes Colas des Francs : « D’or, au chêne de sinople, terrassé de même, au sanglier passant de sable et brochant sur le fût de l’arbre ».

Devise : Uterius Ardet

De nombreux échevins d’Orléans depuis le début du 16e siècle.

Filiation depuis Nicolas Colas, de Paris, vivant à Orléans en 1360 et 1370, conseiller de Philippe de France, duc d’Orléans, et propriétaire de plusieurs seigneuries en Beauce. Son fils Jean (+ 1410), conseiller du duc d’Orléans à sa suite, rend hommage au Roi le 25 juin 1389, ayant épousé en 1380, Jeanne de Marolles, qui lui apporta la seigneurie de ce nom. Leur fils Jean II, fut reçu conseiller au Parlement de Paris (1436) et le fils de ce dernier, Nicolas II, seigneur de Marolles, échevin d’Orléans (1479-1480), épousa en 1450 Marguerite Laurens, dame des Francs, qui lui apporta cette seigneurie.

Leur petit fils, VI/ François II Colas, (+ 26 octobre 1598, Orléans, Saint Paul), seigneur des Francs, échevin (1543-44, 1553-54, 1559-60), 1er échevin (1567-68), puis maire d’Orléans (1575-1584 ; dignité créée en 1568), fit preuve de dévouement et de sagesse durant les guerres de religion, marié le 16 juillet 1530 (Provenchère, notaire à Orléan), à Jeanne Durant de Bignon. Sa succession se montait à un total de 110.481 £ (mars 1599). Il avait eu quatre fils auteurs de quatre branches : branche aînée des seigneurs des Francs, branches cadettes des seigneurs de la Borde, de Malmusse et de Marolles (éteintes au 18e).

IX/ Robert II Colas (26 mars 1602, Orléans, Saint Paul + avant 1650), écuyer, seigneur des Francs, marié (10 juin 1629, Lasne, notaire à Orléans) à Françoise Guignace (+ 12 décembre 1644). D’où : X/ Jacques Colas des Francs (19 janvier 1636, Orléans, Sainte Catherine, baptême + 18 juillet 1698, Orléans, Saint Paul), fils cadet, échevin (1693-1694), puis maire d’Orléans (1695-1696), administrateur de l’hôtel Dieu, marié (10 janvier 1661, Vaillant, notaire à Orléans) à Catherine de Saint Mesmin (+ 26 septembre 1724).

[Frère cadet de Robert III Colas (né vers 1630), seigneur des Francs, maintenu dans sa noblesse (1667)].

D’où :

1/ Adélaïde Zoé de Loynes du Houlley (1794 + 1852, Puchesse), mariée le 23 janvier 1813, à Orléans, à Charles Baguenault de Puchesse (1793 + 1861), frère aîné de Gabriel. DP (Voir Note Baguenault de Puchesse)

2/ Alexandre Ernest de Loynes (1797 + 1852), baron du Houlley, marié 1/ le 7 avril 1828 à Thaïs Colas des Francs (+ 1832), 2/ le 26 février 1834 à Emilie Anjorant (+ 1855), DP

3/ Aimée Esther de Loynes du Houlley (1800 + 1886), mariée au comte de Muralt, officier de la garde suisse ;

4/ (Anne) Léonie de Loynes du Houlley (1809 + 18..), mariée le 7 avril 1828, à Gabriel (Joseph) Baguenault de Viéville (1805 + 18..), frère cadet de Charles, DP

5/ Albéric Gaston de Loynes du Houlley (1812 + 1862), célibataire.