Famille de Biaudos de Castéja

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Par contrat daté du 2 octobre 1481, Georges de Biaudos, fils de Jean et de Marguerite de Bédorède, épouse Catherine de Berraut, fille de Pierre et de Bertranne de Gramont, d'où :


1. Jean, seigneur de Biaudos, Foy et Peyroux, né vers 1482, épouse en 1502 Isabeau, fille de Charles de Gramont d’où

     1.1 Marguerite
     1.2 Jean, qui suit en 2
     1.3 Quitterie, qui épouse le 16 novembre 1533 Georges de Diusabou d’ou 1 fils
     1.4 Isabeau Belotte épouse en 1542 Jean de Saint-Martin d’ou 5 enfants dont Robert qui épouse Gracie de Biaudos (voir ci-dessous)
     1.5 Marie 
     1.6 Catherine, qui épouse Charles de Berraute d’ou 1 fils
     1.7 Aimée


2. Jean, seigneur de Peyroux et Gayrosse, né vers 1505, épouse en 1553 Marguerite fille d’Etienne de Lalanne et de Marguerite de Bessabat d’où

     2.1 Jean
     2.2 Adrien, qui suit en 3
     2.3 Isabeau
     2.4 Marguerite
     2.5 Jean


3. Adrien, seigneur de Biaudos, Foy et Peyroux, né vers 1535, épouse le 19 mars 1555 Marie fille de Charles de Bessabat et de Françoise de Saint-Martin d’où

     3.1 Gracie épouse son oncle  Robert Saint-Martin, seigneur du Luc et de Villenave, fils de Jean et de Belotte de Biaudos
     3.2 Jean, qui suit en 4
     3.3 Quitterie épouse Pierre de Miremont, seigneur de Castaignet
     3.4 Cécile épouse Arnaud du Priret
     3.5 Marguerite épouse le 8 juin 1578 Jean de Bessabat, notaire royal, tué le 12 mai 1585, fils d’Etienne et de Marie de Mirambeau, d’où 3 enfants
     3.6 Alexandre, seigneur de Biaudos, homme d’armes de la compagnie des seigneurs de Poyanne, lieutenant du gouverneur du château de Dax, épouse en 1593 Françoise 
         fille d’Etienne de Baylenx et Jeanne d’Antin et en seconde noce Marthe fille de Fortis de Léon et Isabeau Dayrose dont il a :
     * Alexandre né vers 1607
     * Marguerite née vers 1610
     * Jeanne née vers 1610
     * Jean Bertrand né vers 1611, seigneur de Biaudos, épouse en 1661 Angélique de Lalande d’où
        * Alexandre
        * Françoise
        * Jeanne
        * Jacques, seigneur de Biaudos, épouse Marie Laurence de Lassalle d’où :
           * Jean Philippe François, né le 31/12/1696 à Guiche (64), seigneur de Biaudos, capitaine au régiment de Lorraine, épouse Anne fille de Jean-Louis de Roll 
             et Agnès Mimiague dont il a 3 filles
           * Jeanne, née le 02/04/1698 à Saint-Martin-de-Seignanx (40)
           * Jean-Jacques, né le 19/04/1699 à Biaudos (40), doyen du chapitre de Bayeux en 1754
           * Françoise


4. Jean, écuyer, seigneur de Laharie, homme d’armes de la compagnie du seigneur de Poyanne, né vers 1555, marié en 1581 avec Marie fille de Girons de Caule et Etiennette de Larran d’ou

     4.1 Bertrand
     4.2 Simon, religieux
     4.3 Marie, clarisse à Dax
     4.4 Jean, qui suit en 5
     4.5 Marie épouse Blaise Dupuy
     4.6 Jean
     4.7 Marie
     4.8 Jean
     4.9 Marguerite
     4.10 Jean, seigneur de Montauzé, épouse en en 1643 Claude de Rouard
     4.11 Jeanne, abbesse des clarisses de Dax


5. Jean, seigneur de Casteja et Mezos, baron de Laharie et Bezos, colonel au régiment de Poyanne, né vers 1585, épouse le 26 août 1619 Arnaude Armande, marquise de Castéja, fille de Jean de Bédorède et Suzanne de Lanne, d’où

     5.1 Jean, chanoine
     5.2 Jeanne
     5.3 Jean, seigneur de Castéja, marié en 1653 à Madeleine de Saint-Martin, d'où
        Henri, né en 1654
        Jean-César, né en 1656
        Marguerite, née en 1658
        Isabeau, née en 1663
        Jean-Charles, né en 1664
        Charles, né en 1667
        Justine-Suzanne, née en 1674, mariée à Pierre BACHELIER de GENTES, né en 1652, directeur des fermes royales au département d'Asqs en 1720
        Louis, né en 1674
     5.4 Jeanne
     5.5 Marie
     5.6 Jean, marquis de Castéja, baron de Tréveray, Saint-Joire, Laneuville etc., gouverneur de Toul et du Toulois, commandeur de St-Louis, né vers 1630, décédé le 11/02/1718 à Toul (88), 
         marié le 04/11/1675 à Toul (88) à Marie, fille de  Jean René MIDOT et Françoise  FERIET, née le 14/03/1650 à Toul,  veuve de  Jean de VIGNEULLES d’où :
        * Jean-François, marquis de Casteja, né le 19/01/1679 à Toul (88), mousquetaire dès 1694, capitaine au Royal Cavalerie en 1696, 
          chevalier de Saint-Louis en 1700, colonel d'un régiment d'infanterie de son nom en 1702, colonel de celui de Tournaisis en 1705, 
          gouverneur de Toul et de Saint-Dizier en 1718, brigadier des armées du roi en 1719, maréchal des camps en 1734, mort à Toul 27/05/1740
        * Catherine
        * Françoise
        * Jean-Charles, né le 29 mars 1680 à Toul (88)
        * Charles-Louis, comte de Casteja, né en 1683, d'abord connu comme le chevalier de Biaudos, mousquetaire en 1699, capitaine de grenadiers 
          au régiment de son frère aîné en 1702, colonel de ce même régiment sur démission de son frère en mars suivant, guidon de la compagnie 
          des gendarmes de Bretagne en 1709, reçu chevalier de Saint-Louis en 1715, enseigne de sa compagnie en 1716, gouverneur de Saint-Dizier en 1718, 
          sous-lieutenant de la compagnie des chevau-légers d'Orléans en 1731, ambassadeur en Suède, brigadier des armées du roi en 1734, 
          maréchal de camp en 1738, gouverneur de Toul à la mort de son frère aîné en 1740, mort le 17 mai 1755. Il a épousé en 1718 à Toul (88) Jeanne de PARIS. 
          Un fils est né de cette union : Charles, comte puis marquis de Castéja.
        * Anne, mariée le 09/06/1744 avec Louis de PRIE, marquis de Plasnes, parrain de Louis XV, cousin issu de germains de Madame de Ventadour, 
          veuf de Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf qui fut la maîtresse du duc de Bourbon.
     5.7 Marguerite
     5.8 Louis
     5.9 Fiacre, qui suit en 6


6. Fiacre, né en 1641 à Mezos (40), comte de Castéja, brigadier des armées du roi, lieutenant de l’île de Ré, reçu commandeur de l’Ordre Militaire de Saint-Louis en 1693, marié le 14/12/1677 à Jeanne-Françoise fille de Léonor de Guillermé d’où :

     6.1 Jeanne-Françoise, sous-gouvernante des Enfants de France, connue sous le nom de Madame de La Lande, mariée à Jacques de Salomon, seigneur de Lalande et de Poulard
     6.2 François-César, qui suit en 7


7. François-César, né vers 1670, lieutenant du Roi à Philippeville, commandant de la ville de Furnes, lieutenant-général et commandant de Maubeuge , chevalier de Saint-Louis lors de son mariage le 29 décembre 1702 à Marie-Anne, fille de Just de Berwet (Bervouet) et de Marie-Anne de BERVÖET

     7.1 Marie-Françoise, née à Furnes le 9 septembre  1704, pensionnaire de Saint-Cyr (preuves du 5 avril 1712, revint au pays et finit ses jours en 1737 à Maubeuge. 
        Elle y avait épousé le 12 février 1730 avec Antoine François  HERVY du CLOS, inspecteur de la manufacture d’armes de Maubeuge et commissaire 
        provincial d’artillerie dont elle aura deux filles.
     7.2 René-François, qui suit en 8
     7.3 Just César
     7.4 François Alexandre, chevalier, né en 1713 au château d’Anthée (chez les Jacquier), comte de Castéja, en 1763 capitaine des cuirassiers en retraire, 
         fut clerc du diocèse de Liège d'un canonicat vacant par le décès de Robert Guéroult de Saint-Clair, le 10 décembre 1729, sous le nom de Biodos de Castaja.   
         Il fut  marié à Marie de Carolles d’où :
         * Pierre François Alexandre René, vicomte de Castéja, massacré aux Tuileries à l’âge de 34 ans le 10 août 1792. Sa fiancée en mourut de chagrin.
         * Mélanie, demoiselle de Saint-Cyr
         * Anne Louis
     7.5 Françoise Mélanie


8. René-François, né en 1705 à Philippeville, décédé en 1774 à Mariembourg, marquis de Castéja, seigneur de Coulonges, chevalier de Saint-Louis, premier gentilhomme de la Chambre du Roi de Pologne, gouverneur de Mariambourg en 1748 puis de Maubeuge qu’il échangea pour Saint-Dizier plus près de ses terres de Treveray en Lorraine, marié le 7 août 1732 à Anthée à Jeanne Henriette Josèphe Augusta de JACQUIER de ROSEE, dame d’atours de la duchesse du Maine et dame d’honneur de la reine de Pologne, née à Anthée le 28 mai 1711 de Jacques Gabriel de Jacquier, maître de forges, baron de Rosée, seigneur de Fontaine, du ban d’Anthée de Goshenée, Jussaine, Passelée etc… et de dame Marie-Isabelle, baronne de Wignacourt

     8.1 Louis Gabriel, né le 26 novembre 1733 au château de Fontaine en Anthée, décédé vers 17 ans alors qu’il était en route vers la Rochelle avec son régiment de Nîmes.
     8.2 Louis Anne Alexandre, dit le grand marquis, baron de Convonges, de Demange-aux-Eaux, de Laneuville, de Saint-Joire, de  Treveray, etc... 
         Marquis de Castéja, Gouverneur de St-Dizier, héritier de la marquise de Prie mais déshérité par sa mère, aussi clerc tonsuré comme son oncle, 
         né vers 1735, marié deux fois : 
       en premières noces le 17 novembre 1767 à Charlotte Louise fille de Claude Henri de SAINT-QUENTIN, marquis de Pleurre, gouverneur et grand bailli d’épée
       de Sézanne, et de Charlotte d' HOUDREVILLE, morte au château de Demange-aux-Eaux le 8 février 1733 (des suites de la naissance de son fils), d’où
        * Alexandrine Charlotte Anne Marie Xavière née le 12 janvier 1768, filleule de la princesse de Talmont (parente de feues leurs majestés les reines
          de France et de Pologne)
        * Timoléon Constant Alexandre Louis, comte de Castéja, né au château de Demange-aux-Eaux le 4 février 1773 et mort à Lissa (Hongrie) le 29 août 1799 des suites
          de la petite vérole
       en secondes noces, le 26 septembre 1774 à Marie Joséphine Védastine du PIRE, baronne d’Hinges, dernière de son nom, fille d’Alexandre Guislain Joseph, 
       chevalier, ancien bailli d’épée héréditaire pour le Roi à Béthune, et de Marie Thérèse Hubertine Errembault d’Udzeele d’où
        * Alexandre Charles Amable, comte puis marquis de Castéja, né le 21 avril 1788 au château de Saint-Dizier dont le père était gouverneur, mort à Nancy
        le 18 novembre 1820. Il avait épousé Marie Antoinette Sophie de LA MOTTE BARRAFFE, née à Tournai en 1785 d’où Marie Joséphine Aline, née à Ligny 
        en janvier 1819, dernière de sa branche, se partagea entre Paris et les terres belges jusqu’à sa mort en 1901.
        * Catherine Joséphine Hubertine Louise de Biaudos de Castéja d’Hinges, née le 1er janvier 1776 à Saint-Dizier, marié au Vicomte de Jacquot d'Andelarre, 
          chevalier de Malte, chevalier de Saint-Louis
        * Alexandrine Julie Védastine Aimée, née à Paris paroisse St-Paul, le 12 avril 1777, morte à Tréveray le 28 août 1778 et enterrée le 29 dudit mois
        * Antoinette Augustine, née en 1781, morte à Paris le 14 mars 1814 ayant été mariée à N. de Marne (descendant des Fransure)
     8.3 Stanislas Catherine, qui suit en 9


9. Stanislas Catherine, Major au Bourbonnais-Infanterie, Colonel du Royal-Comtois, Comte de Castéja. Il naquit le 30 janvier 1738 au château d’Anthée (canton de Namur) et fut tenu sur les fonds baptismaux par l’ancien roi de Pologne Stanislas Leczinski, alors duc de Lorraine, et sa femme Catherine. Si, au dire de son frère, ce bon prince l’avait doué de son courage héroïque et surtout de sa bonté et de son humanité naturelle et touchante, ces qualités constituèrent son seul héritage : fils cadet d’un gentilhomme de la chambre du roi de Pologne Stanislas Leczinski, René-François, 2ème marquis de Castéja, le chevalier de Castéja n’était point fortuné. Cela s’arrangea néanmoins assez vite puisqu’à 13 ans il était désigné héritier universel du comte Marie-Ferdinand de Berlo de Frandouair, d’une puissante famille de la noblesse belge, qui s’était pris d’affection pour le jeune adolescent. C’est de son bienfaiteur, mort en 1763, qu’il reçut le fief de Vaux, seul bien foncier qu’il aura jamais puisqu’il renoncera à sa part de l’héritage paternel peu intéressante et vraisemblablement criblée de dettes.Il entra dans l’armée à 16 ans, choisissant l’infanterie, moins prestigieuse que la cavalerie dans laquelle servait son frère aîné mais aux grades moins onéreux. Très apprécié de ses supérieurs, il fit une très belle carrière au régiment de La Marck (lieutenant en second en 1747, second puis premier lieutenant en 1748, capitaine en second en 1754, capitaine en 1761), avant d’être major du régiment d’Alsace (1767) puis du Bourdonnais (1768) où il eut rang de lieutenant colonel en 1769. Le 28 juillet 1773 il devint colonel propriétaire du Royal-Comtois, suite à la démission du colonel comte de Noé, et on le gratifia d’une pension annuelle de 200 écus. Il fut créé chevalier de Saint-Louis le 4 décembre 1770 (ne figure pas chez d’Hozier. Le 10 janvier 1779 à Versailles, le roi et la famille royale donnent leur agrément pour son mariage avec Marie-Elisabeth-Françoise DESFRICHES DORIA, riche héritière de nobles picards, petite fille par son père du marquis Doria et par sa mère du comte de Watteville, gouverneur de Ham, marié à une demoiselle de Collemont. C’est le 16 janvier, chez l’époux, rue du Cherche Midi, que le contrat est signé en présence des témoins et de la famille. La mariée apporte à son mari plusieurs seigneuries parmi lesquelles Framerville, Rainecourt, Herleville et Belleuse. La célébration religieuse aura lieu le 3 février suivant à Cayeux-en-Santerre. la résidence ordinaire du couple devient le château de Framerville, demeure agréable et richement meublée, aujourd’hui disparue, construite à la fin du XVIIème siècle par l’arrière grand père Collemont. Le couple mène une vie traditionnelle de nobles fortunés de province : carrière militaire, gestion des biens du couple, chasse et lecture pour le comte, travaux d’aiguilles pour la comtesse, visites de courtoisie et réceptions. En 1779, le chevalier de Castéja prend titre de comte, son frère aîné Louis Anne Alexandre succédant à son père comme marquis de Castéja. Le 1er mars 1780 cet excellent officier en tous points est promu brigadier d’infanterie et le 1er janvier 1783 il est promu maréchal des camps. Le 1er avril 1788 il est nommé inspecteur divisionnaire de la 1ère division d’Alsace. Comme pour tant de familles de leur statut social, la Révolution vient perturber cette vie heureuse et les conduira à de folles dépenses d’énergie pour préserver leur patrimoine des conséquences de leurs choix, particulièrement celui d’émigrer. En octobre 1791 il quitte la France pour Coblence où il rejoint l’armée des Princes, laissant son épouse dans une situation délicate. Bien qu’ayant quitté l’armée des Princes avant sa dissolution, le comte de Castéja ne peut pas revenir en France comme l’enjoignent les décrets de 1791 et 1792. Il est en effet gravement malade et s’est installé au château de Veves à Celles, chez Hilarion de Liedekerke Beaufort où il meurt le 10 mai 1792. Avant de mourir il avait fait une déclaration précisant que ses biens français étaient propres à sa femme. Cette déclaration fut suffisante, rendant inutile le divorce de circonstance envisagé, solution utilisée par bien des émigrés désireux de sauver leurs biens. Marie Elisabeth fut emprisonnée de novembre 1793 à juillet 1794. A sa libération elle trouva les scellés sur le château de Framerville vidé de tout son mobilier qui avait été saisi. Commença alors une longue bataille juridique pour récupérer ce qui n’avait pas encore été vendu et recevoir une compensation financière pour le reste. Elle fut efficace puisque Marie Elisabeth, qui mourut à Framerville le 20 avril 1803, avait réussi à préserver en grande partie ses intérêts et à les transmettre à ses enfants. Au bout de huit ans elle obtint la radiation de Catherine Stanislas de la liste des émigrés. Le comte et la comtesse de Castéja laissaient deux fils :

     9.1 André, qui suit en 10
     9.2 Marie Jean François, Vicomte de Castéja, né le 23 septembre 1781, officier élu député de la Somme en 1827 et 1830, marié le 5 juillet 1819 
         à Caroline Antoinette de BOMBELLES, filleule de la reine Marie-Caroline de Naples, fille de Marc-Marie, marquis de Bombelles, ancien maréchal des camps, 
         ambassadeur extraordinaire de France au Portugal, évêque d’Amiens et premier aumônier de la duchesse de Berry, et d’Angélique Charlotte, 
         née baronne de Mackau. La vicomtesse de Castéja a été nommée, le 1er novembre 1820, dame pour accompagner madame la duchesse de Berry.


10. André, comte puis marquis (1822) de Castéja, né le 23 janvier 1780, officier de la Légion d’Honneur, commandeur de l’Ordre impérial de Léopold d’Autriche, député et préfet sous la seconde Restauration. Né à Framerville le 22 janvier 1780, mort à Paris le 11 mars 1828, maire de Framerville, entra sous le premier empire dans l’administration. Il fut sous l’Empire successivement auditeur de deuxième classe au Conseil d’Etat en 1810, inspecteur général des vivres de la guerre le 14 janvier 1811 puis sous préfet à Boulogne du 7 avril 1813 (installé le 24 avril) jusqu’au mois de mars 1815. Au retour du Roi en 1814, il ne se rappela que les principes de son père. Il prononça à Boulogne, le 10 avril, un discours qui respire le royalisme le plus pur, où l’on remarquait ces mots adressés à Louis XVIII : Sage comme vos ancêtres, vous nous rendrez heureux comme l’ont été nos aïeux. Il fut commissaire du Roi pendant les cent jours, suivit le Roi à Gand, fut nommé, à sa rentrée, administrateur de la 16ème division militaire pour remplir en cette qualité les fonctions attribuées aux préfets (26 juin 1815) puis préfet provisoire du Pas-de-Calais (30 juin 1815). Remplacé par le baron Malouet, il devint préfet du Haut Rhin pendant l’occupation étrangère jusqu’en 1819, puis fut nommé successivement préfet de la Haute-Vienne le 19 janvier (installé le 25 mars) jusqu’en 1823, préfet de la Vienne jusqu’en 1828, préfet de la Meurthe par ordonnance du roi Charles 27 janvier 1828, mais décédé à Paris le 11 mars, avant d’avoir rejoint son poste. Etant préfet de la Vienne, il fut élu député de la Haute-Vienne à la Chambre Septennale qui a commencé sa première session le 23 mars 1824. On a dit : La tribune a vu rarement M. de Castéja : il vote comme un préfet qui convoite la pairie. Il a épousé par contrat du 30 juin 1802 Alexandrine Françoise de PONS-RENEPONT dont il a :

     10.1 Rémi Léon, né à Paris le 22 février 1822,  portera le nom de Biaudos-Scarisbrick suite à son union avec Eliza Hunloke, héritière de Scarisbrick Hall, 
     fille de Sir Thomas Hunloke et lady Ann Scarisbrick, dont il n’aura qu’un fils, mort bébé. Le couple élèvera Marie-Emmanuel, dit Manitou,  fils naturel de Rémi Léon, 
     né d’une demoiselle ALVAREZ, et qui portera le nom d’ALVAR de BIAUDOS de CASTEJA. 
     Marie-Emmanuel a fait la descendance actuelle de cette maison par son mariage avec Gabrielle FARET de FOURNES.