Famille Louvet d'Herponcey

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LOUVET des LANDES, puis d’HERPONCEY

Armes : “D’argent à un chevron d’azur accompagné de trois merlettes de sable”.

Basse-Normandie (Sées, Mortagne-au-Perche, Laigle). Famille de militaires. Anoblie par lettres patentes de 1673, pour faits d’armes. Eteinte dans les mâles vers 1855.

LOUVET signifie « celui du loup » (Lupetus), qui est la traduction latine du nom germanique Wolfinus, de même sens. Les titulaires de ce nom pourraient descendre d’anciens clans à totem Loup, celui des saxons de Bayeux.

Les LOUVET ont donné leur nom à Fontenai-les-Louvet, à 16 km au nord-ouest d’Alençon, et au fief de Bosc-Louvet, mentionné en 1407 à Saint-Jean-de-la-Lequeray, canton de Saint-Georges-du-Vièvre, Eure.

Ils apparaissent dans les actes dès le XIVe siècle.

Les LOUVET de LA LOUVIERE et d’HERPONCEY étaient seigneurs de BERJOU , d’HERPONCEY, du BOIS-ANDRE et de SAINTE-HONORINE-LA-CHARDONNE .

Les LOUVET d’HERPONCEY ont par la suite possédé le domaine de MESSEY (ou MESSEI), avec le château du Buisson, dans la commune de Rugles, et, dans le canton de Courtomer, BRULLEMAIL et les LANDES, puis, dans la région de Mortagne-au-Perche, les JOUIS.

I) LOUVET

D’où :
1) LOUVET, qui suit ;
2) Françoise LOUVET
X (Sées, av 1638) Pasquier DEVAULT ( ; + ap 1675)

II) LOUVET

D’où :
1) François LOUVET, qui suit ;
2) Nicolas Antoine LOUVET, chanoine de Sées (1702).

III) François LOUVET, écuyer, sieur de RIFAUDé, officier, maître de camp (colonel) du régiment de cavalerie de Saint Louis. Anobli par lettres patentes de 1673, pour faits d’armes.

X Françoise LE FRERE
D’où :
1) Jérôme Richard LOUVET, qui suit ;
2) Jérôme LOUVET (16.. ; + Sées, 20 janvier 1737), seigneur de MEURGER.

Sans posterité.


IV) Jérôme Richard LOUVET (v 1670), seigneur des LANDES, des JOUIS et de BRULLEMAIL Cadet gentilhomme (1689), capitaine (1693), major du régiment du chevalier de SOURCHE (1695), réformé pour blessures. Conseiller du roi, commissaire aux revues de troupes. Demeurant à Sées et en ses terres des Landes, à La Ferrière-La Verrerie, et des Jouis, à Saint Ouen de Sècherouvre.

X (Sées, v 1700) Suzanne d’ANTIGNAT, fille de Charles d’ANTIGNAT, seigneur de COURBON, originaire de Champagne, marié à Marie de NOLENT de CHANDAI .
D’où :
1) Jérôme Antoine Charles LOUVET (La Ferrière-La Verrerie, 5 août 1702 ; + 1768), écuyer, sieur des JOUIS. Chevau-léger de la garde du roi (1722), puis sous-brigadier de chevau-légers, présent à la bataille de Fontenoy (1745), chevalier de Saint Louis. Propriétaire du manoir des Jouis. Cet officier reçut au lendemain de la bataille de Fontenoy une pension de 200 livres par an, qui s’ajoutait à sa solde, « pour l’aider à continuer ses services. » En 1768, il habitait rue du Jardinet, à Mortagne (service historique de l’armée, Vincennes).
X 1° Françoise Elisabeth du BOIS, soeur de Jeanne Thérèse ;
X 2° Geneviève Pauline Suzanne HAPPE de COUSSY (27 novembre 1722 ; + ). Celle-ci était née à Paris, paroisse Saint Sulpice, et était fille de Louis HAPPE, valet de chambre de monsieur le duc de SAINT AIGNAN, et de Catherine LECLERC (marraine en 1739 de sa petite-fille Geneviève LOUVET, à Saint Ouen de Sècherouvre). Au décès de son mari, Geneviève reçut une pension de 300 livres. Dans sa demande de pension, elle disait que sa famille « est très nombreuse », qu’elle était dans « la triste situation d’une veuve chargée d’enfants. » En réalité ses quatre filles avaient une trentaine d’années, et trois étaient mariées, mais c’était le style des demandes de pension de l’époque.
2) Jeanne Suzanne LOUVET des LANDES (Sées, 18 septembre 1703 ; + 12 avril 1782). Demeurant à Sées, paroisse Saint Gervais ; restée célibataire.
3) Jacques Louis Richard LOUVET, qui suit ;

V) Jacques Louis Richard LOUVET (v 1707 ; + 20 juillet 1730), écuyer, seigneur de BRULLEMAIL. Chevau-léger de la garde du roi (1727), tué par son cheval d’armes en 1730, à l’âge de 23 ans.

X (Sées, 20 mai 1729) Jeanne Thérèse du BOIS de MESSEY, dame d’HERPONCEY (17.. ; + Lisieux, mai 1782). Fille de François Pierre du BOIS, écuyer, seigneur de MESSEY, MONTIGNY, LE HANOY, seigneur de MONTBOSQ, marié à Françoise FOUESNARD (remariée à M.de COURCELLES, vivante en 1732). Soeur de Françoise Elisabeth du BOIS. Remariée à Jérôme (du) HECQUET , de Neuvecourt ; d’où une descendance. Elle apporta en dot à Jérôme du HECQUET (Rouen, 4 janvier 1694]] ; + Herponcey, mai 1762) la terre de Morteaux. Ce dernier était écuyer, seigneur de FéCAMP, puis de MORTEAUX, premier brigadier aux chevau-légers de la garde (capitaine de cavalerie), retiré du service en [[1743, pension de 1.000 francs par an, veuf d’Anne Marguerite de LA HAYE ( + novembre 1723).
D’où :
1) Jérôme Jacques Charles LOUVET, qui suit ;
2) Demi-frères : Jacques du HECQUET (Morteaux, 24 octobre 1732 ; + ), seigneur de FéCAMP et de MORTEAUX, chevau-léger de la garde (juin 1749), sans postérité. Louis (13 novembre 1733 ; + 1740). François du HECQUET (3 août 1735), chevalier de MONTBOSQ, chevau-léger de la garde surnuméraire (mai 1752 - 1754) ; prodigue à l’excès, sa mère obtint contre lui une lettre de cachet, enfermé maison des Bonfils, à Lille., marié (28 juin 1737), sans postérité (deux petites filles mortes en nourrice). Anne du HECQUET (1723 ; + 1776), mariée en novembre 1747, à Rouen (église de Saint-Jean-en-Grève) , à M. COQUEREL d’IQUELON, seigneur de LA CRIQUE d’IQUELON, descendance prouvée.

VI) Jérôme Jacques Charles LOUVET (7 février 1730 ; + Laigle, 5 avril 1797), écuyer, seigneur des LANDES et seigneur patron d’HERPONCEY. Tambour, présent à la bataille de Fontenoy (1745), mousquetaire du roi (2ème compagnie, 1748), sous-brigadier puis capitaine de cavalerie, chevalier de Saint Louis. Pensionné (1773). Retiré à Mortagne-au-Perche, à partir de 1773, et au château d’Herponcey, à Rugles.

X (Mortagne-au-Perche, 13 mars 1770) Charlotte Thérèse BARIL de FRANCVILLIERS (1752 ; + 1816) Fille de Jacques Nicolas BARIL de FRANCVILL(I)ER(S), seigneur de FEINGS, marié (17..) à Jeanne Louise de VANSSAY.
D’où :
1) Pierre Charles Marie LOUVET d’HERPONCEY (Herponcey, 5 juin 1775 ; + 1855 ?)

Militaire en activité en Suisse (1799) ; chouan dans les troupes de FROTTE pendant la Révolution . Appelé Monsieur d’HERPONCEY ; il eut le manoir seigneurial de Morteaux après la Révolution.

X Mademoiselle des CHAMPEAUX
2) Jean-Baptiste Jérôme Charles LOUVET des LANDES et de MESSEY (5 avril 1777 ; + ap 1840). Demeurant à Laigle (1799), puis à La Carneille (1840). Il eut le château du Buisson, près de Rugles, et fut appelé Monsieur de MESSEY.
X 1° Madeleine Flore Antoinette de LA LONDE de MEDINE, Inhumée dans la chapelle d’Herponcey (« décédée le 9 décembre 1859 (ou 1889) à 80 ans »).
X 2° Eugénie Charlotte de GOUHIER, sans posterité.
3) (Marie) Thérèse Anne Jacqueline LOUVET des LANDES (ou d’HERPONCEY) (Les Landes, 29 novembre 1772, + Laigle, 22 décembre 1818), propriétaire, à son mariage, de deux fermes et d’un moulin, situés dans les communes de Rugles et de Ferrière (ces biens viennent du côté LOUVET).
X (Laigle, 21 (ou le 17 ?) messidor an VI/9 juillet 1798) Jacques Louis HECQUET de VILLERS (Abbeville, 4 janvier 1770 ; + 1836), écuyer, avocat, conseiller général de l’Orne. Ce dernier est propriétaire, à son mariage, de :
- le lieu du Buisson, canton de Mouline ;
- un neuvième d’une maison de Laigle servant à la fabrique de papiers peints (venant de sa grand-mère maternelle) ;
- 43.789 livres (Laigle, 30 fructidor an V) ;
- 12.000 francs ;
- l’inscription au capital de 4.000 francs de dette publique ;
- 5.000 francs en argent et argenterie ;
- 60 journaux de terres labourables, et 20 journaux de bois taillis, faisant partie de la ferme située à Villers-sur-Mareuil (Somme), estimé à 25.000 francs (Abbeville, 22 floréal précédant le mariage).

D’où Jenny Jacqueline HECQUET de VILLERS (1799 ; + 1874). Elle épousera (Laigle, 1817) Auguste du MOULIN de LA FONTENELLE (Argentan 1786 ; + 1863), officier, capitaine de voltigeurs de la Garde Impériale, chevalier de Saint Louis (?)

Admis à Saint Cyr (20 novembre 1804, 29 brumaire An XIII), sous-lieutenant au 8e régiment d infanterie légère (19 avril 1806), campagnes de 1807 et 1808 en Dalmatie, lieutenant (9 juin 1809), aide de camp du général comte Bertrand, grand maréchal du Palais de l Empereur (20 juillet 1809), puis capitaine adjudant major (3 août 1809), chevalier de la Légion d Honneur (1809, décoré par l Empereur à la bataille de Wagram), campagnes d Italie et d Allemagne (1809), démissionnaire (3 avril 1811).

Propriétaire en particulier de maisons à Argentan, du domaine Mesnil-Aumont (Calvados) et du moulin de La Barre (proche de Laigle).

D’où :
1) Jacqueline-Anaïs(18 juin 1820 l'Aigle ; + 6 mars 1886 château de la Gournerie , Saint-Herblain)
X (18 juillet 1844, L'Aigle) Eugène DUBERN(1802 Bordeaux ; + 1870 Versailles)
2) Aglaë
3) Eugénie+1908
4) Thomas1827-1867
5) Antonie1828-1913

LES LOUVET A FONTENOY

Un curieux souvenir de la famille LOUVET a été longtemps conservé dans la famille DUBERN, provenant du château d’Herponcey : il s’agit d’une baguette de tambour venant de Jérôme Jacques Charles LOUVET des LANDES et d’HERPONCEY, présent à la bataille de Fontenoy.

Ce jeune homme (il avait 15 ans lors de la bataille de Fontenoy) faisait partie, avec son oncle Jérôme Antoine Charles LOUVET des JOUIS, de la Maison du Roi (ce dernier y était chevaux-léger). D’après la tradition familiale, la troupe se débandant, le jeune homme saisit un tambour qui se trouvait sur le champ de bataille et se mit à battre le rappel ; cette initiative, ramenant les hommes, contribua à la victoire. Il reçut du roi, sur le champ de bataille, la croix de Saint Louis et fut autorisé à garder, en souvenir, les baguettes du tambour.

Cet épisode a été rappelé dans le célèbre tableau d’Horace VERNET, « la bataille de Fontenoy », conservé au musée du château de Versailles. On y voit Jérôme Jacques Charles se jetant dans les bras de son oncle et l’embrassant. Il tient dans sa main la croix qu’il vient de recevoir et montre en même temps le tambour dont il s’est servi.