52014 - Aprey
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| Aprey | |
|---|---|
| Informations | |
| Pays | |
| Région | |
| Département | |
| Canton | |
| Code INSEE | 52014 |
| Code postal | 52250 |
| Population | 185 hab. (2006) |
| Nom des habitants | Apreyens, Apreyennes |
| Superficie | 1572 hectares |
| Densité | 12 hab/km² |
| Point culminant | Bois de Baissey : 523 m |
| Altitude | 341 m / 522 m |
| Coordonnées (long/lat) | 5°13'23" E / 47°45'55" N |
| Localisation | |
| | |
Sommaire |
H
istoire de la commune
Patrimoine
Les halles
Elles ont été reconstruites en 1838 avec les matériaux d'origines qui datent eux même du XVIIe siècle. C'est l'architecte GAULLET qui conçoit les plan de ce qui sera plus tard, le cœur du village. Le bois étant d'origine, ce n'est pas le cas du toit qui a été reconstruit avec les tuiles d'Aprey de René BOLLOTE en 1882 (les anciennes laves étant en trop mauvaise état).
Elle sert dès 1790 de mairie, servant aussi bien de cadre au fêtes villageoises, à la fête de la fédération (14 juillet 1790), à la prestation du serment de la garde nationale, à la proclamation du banc des vendanges et à diverses adjudications et décisions municipales jusqu'à la fin du XIXe siècle.
En Haute Marne, seulement trois lieu se sont vues accordés par François Ier le privilège ancestral de droit de halle et, par conséquent, le droit de tenir foires (les foires de champagne étant réputées dans toute l'Europe) : Langres, Montsaugeon et Aprey. En 1528, par lettres patentes, François Ier a accordé ce privilège confirmé ensuite par Charles IX en 1568.
Au XVIIIe siècle, période de splendeur avec la faïencerie, la verrerie, la tuilerie, la blanchisserie de toiles, les nombreux artisans et paysans, fort d'une population qui a culminé en 1794 (596 habitants). Les foires, au nombre de 6, attiraient 30 000 personnes annuellement au village et, par là même, dynamisaient le commerce à Aprey où étaient situés, à l'époque, plusieurs hôtels, un cabaret et de nombreux commerces (boucheries, boulangeries, épiceries). Tout ce dynamisme prit fin à la fin du XIXe siècle, emporté par l'exode rural et la révolution industrielle, faisant chuter la démographie.
La rénovation des Halles :
Pensant que la halle, gage de la pérennité de notre commune et ayant besoin d'une cure de rajeunissement, constituait un centre d'intérêt particulièrement précieux, le Conseil municipal a inscrit sa rénovation à un programme subventionné (DGE 1996), entrepris les consultations et placé cette opération dans le cadre de la politique touristique de l'ADECAPLAN. La journée du patrimoine, en septembre 1997 a vue ainsi la sortie de la brochure Les halles au cœur du village - collection Pierres et Terroir accompagnée d'expositions, d'animations et visites costumées et guidées avec comme point central : la halle restaurée et inaugurée par le maire. Elle est désormais le point central, le centre historique et s'inscrit dans le patrimoine du village.
La faïencerie
La faïencerie a largement dépassé le cadre local. La première mention date de 1742. En 1744, Jean-François FROSSARD se marie à Aprey, il vient de Saint-Amand en Flandre en qualité de peintre au service du Seigneur Jacques LALLEMANT. En 1760, le frère de ce dernier, Joseph LALLEMANT, officier prisonnier en Saxe, haut lieu de la porcelaine, revient et s'associe avec lui pour donner à la production un essor considérable.
A la production d'objets communs et de pièces cuites au grand feu s'ajoute une fabrication de luxe cuite au petit feu. Protaix PIDOUX, suisse venu de Mennecy (Ile de France) peint à la main, de 1760 à 1763, des objets d'une qualité remarquable et d'une beauté incomparable dont un pot pourri probablement dédié à Mozart. En 1769, Joseph LALLEMANT rompt l'association avec son frère Jacques et fait appel à un habile céramiste nivernais François OLLIVIER qu'il installe comme directeur de la faïencerie puis associé en 1774 (François OLLIVIER sera le premier maire d'Aprey de 1790 à 1792).
La faïencerie a largement dépassé le cadre local. La première mention date de 1742. En 1744, Jean-François Frossard se marie à Aprey, il vient de Saint-Amand en Flandre en qualité de peintre au service du Seigneur Jacques Lallemant. En 1760, le frère de ce dernier, Joseph Lallemant officier prisonnier en Saxe, haut lieu de la porcelaine, revient et s'associe avec lui pour donner à la production un essor considérable.
En 1769, Joseph Lallemant rompt l'association avec son frère Jacques et fait appel à un habile céramiste nivernais François Ollivier qu'il installe comme Directeur de la faïencerie puis Associé en 1774.
Sous leur impulsion sortent de la fabrique assiettes, bassins, fontaines, soupières, plats, cruches, cocottes, lampes, moutardiers et pots en tout genre mais aussi théières, terrines,... concurrençant Sceaux, Rouen ou Strasbourg. Chaque jour une quinzaine de marchands viennent faire provision d'une faïence de qualité mais aussi de produits plus communs. Un magasin est ouvert à Paris et des marchands font commerce à Lyon et Angoulème. Aprey touche encore à la terre de pipe, à la porcelaine et les plus grands peintres y séjournent : Antoine ERGOT de Saint-Amand, Antoine MÈGE de Moustiers en Provence, BOCARD, Jacques JARRY (de 1772 à 1781).
Cette période 1769-1792 fut la plus belle de l'histoire de la faïencerie d'Aprey avec les décors aux fleurs, oiseaux et chinois et la production "au petit feu" (première cuisson du biscuit émaillé fait d'argile rouge, de glaise et de marne puis peinture à base d'oxydes métalliques et nouvelle cuisson pour obtenir la faïence fine vendue dans le magasin de Paris, à Lyon et Angoulème). Aprey a acquis un renom international même après la faillite retentissante de Joseph LALLEMANT en 1778 qui, pour concurrencer Strasbourg ou Rouen, avait fait baisser les prix. Ses biens, faïencerie et château, furent alors vendus par ses créanciers. La seigneurie fut rachetée par Philippe d'ANTHEZ, seigneur de Nambstein (Alsace). L'œuvre entreprise par les deux associés fut poursuivie par François OLLIVIER seul, jusqu'à sa mort en 1795.
La reprise du XIXe siècle :
Elle est surtout l'œuvre de la famille GIRARD, faïenciers (2 faïenceries) et tuiliers qui se dotent d'une véritable industrie avec machine à vapeur. Dans les années 1860, ils restaurent les moules du XVIIIe siècle et font des copies. En 1885, l'établissement est vendu et les derniers faïenciers travaillent jusqu'en 1892. PROST et CHAROLLES rachètent bon nombre de moules.
Repères géographiques
De nombreuses sources prennent naissance aux alentours d'Aprey telle que la Vingeanne qui demeure l'un des plus beau cours d'eau de toute la région.
Le village est divisé en 8 rues : la Grande Rue, la Petite rue, la rue d'Auberive, la rue du Vau, la rue de Paris, la petite Ruelle, la rue des Plantes et la rue de Villier ainsi qu'une place principale où se trouve les Halles et le Château d'Aprey : la place du marché.
La commune compte 1572 hectares dont environ 700 de forêts.
Le village est bordé en amont de forêts de chênes et de roches et l'aval offre une vue superbe sur la vallée de la Vingeanne et les vergers d'arbres fruitiers.
Le village comporte aussi deux hameaux annexés à la commune : Ville-Bas, autrefois ferme en activité et Ville-Haut, petit hameau d'une trentaine d'habitant ou siègent plusieurs exploitations agricoles.
- Situation géographique de Aprey sur Gencom (Cassini)
- Carte routière d'accès à Aprey, sur le site ViaMichelin.
- Coordonnées et cartes géographiques de Aprey, sur le site de l'IGN.
Démographie
La population d'Aprey est passée de 340 habitants environ en 1724 à 592 en 1792 durant cette époque prospère, dont une centaine au hameau de Villehaut situé à 1 km du village (le recensement de 1990 révélait 171 habitants seulement).
| Année Nombre |
1794 572 |
1800 511 |
1806 556 |
1820 500 |
1831 538 |
1841 519 |
1846 518 |
1851 549 |
1856 508 |
1861 522 |
| Année Nombre |
1866 524 |
1872 485 |
1876 463 |
1881 523 |
1886 437 |
1891 414 |
1896 391 |
1901 364 |
1906 350 |
1911 328 |
| Année Nombre |
1921 249 |
1926 250 |
1931 280 |
1936 266 |
1946 231 |
1954 240 |
1962 212 |
1968 205 |
1975 185 |
1982 199 |
| Année Nombre |
1990 171 |
1999 188 |
2006 185 |
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Sources :
INSEE et
Cassini
Illustrations, photos anciennes
Familles notables
Les maires
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| François OLLIVIER | 1790 - 1792 | Premier maire d'Aprey. |
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| Eugène HUDELET | 1888 - 1906 | |
| Henri BAUDIN | 1906 - 1908 | |
| Jean-Baptiste PIOCHE | 1908 - 1912 | |
| Eugène HUDELET | 1912 - 1919 | |
| Raymond BAUDIN | 1919 - 1920 | |
| Abel MARQUET | 1920 - 1929 | |
| Eugène HUDELET | 1929 - 1932 | |
| Marcel BOISSELIER | 1932 - 1934 | |
| Louis GUYOT | 1934 - 1952 | |
| Pierre GOISET | 1952 - 1959 | |
| Maurice AUBERTOT | 1959 - 1995 | |
| Gilles GOISET | 1995 - ... | |
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Les notaires
A savoir pour vos recherches généalogiques
Horaires d'ouverture de la mairie
| Horaires | Lundi | Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi | Dimanche |
| Matin | - | - | - | - | - | - | - |
| Après-m. | 16h00 à 18h00 | - | - | - | 16h00 à 18h00 | - | - |
Adresse : 52250 APREY - Tél : 03 25 88 05 66.
Courriel : aprey52@free.fr
Dépouillements des registres paroissiaux
Archives notariales
Patronymes
- Liste des patronymes de Aprey sur le site GeneaNet.
Remarques
Bibliographie
Voir aussi (sur GeneaWiki)
Liens utiles (externes)
- Aprey sur le site Wikipédia.
- Le monument aux morts d'Aprey sur le site Mémorial-GenWeb.
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