27105 - Bourgtheroulde-Infreville
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| Bourgtheroulde-Infreville | |
|---|---|
| Blason de Bourgtheroulde-Infreville | |
| Informations | |
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Canton | Bourgtheroulde-Infreville |
| Code INSEE | 27105 |
| Code postal | 27520 |
| Population | 2812 hab. (1999) |
| Nom des habitants | Thérouldebourgeois |
| Superficie | 1162 hectares |
| Densité | 241 hab/km² |
| Point culminant | 158 m |
| Altitude | 104 m |
| Coordonnées (long/lat) | 00°52'28"E/49°17'57"N |
| Localisation | |
Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune (vert = commune partagée entre plusieurs cantons) | |
Sommaire |
H
istoire de la commune
Bourgtheroulde-Infreville :
Blason : « d’azur au chevron d’argent accompagné de 3 têtes de léopard d’or disposées 2-1 ».
Ce sont les armes des « Le Roux », famille de noblesse de robe qui s’illustra au parlement de Normandie et dans la marine de Louis XIII et Louis XIV.
C’est en 1499 que cette famille acquit le fief de Bourgtheroulde.
Avant cette date, Bourgtheroulde remonte, très probablement, à un certain Théroulde, ou Turquetil ou Turold (selon la langue latine, normande ou saxonne) qui était précepteur de Guillaume le Conquérant.
Pour le récompenser de ses bons et loyaux services, le duc Robert de Normandie dit le Diable ou le Magnifique, lui donna un fief sur lequel Théroulde jeta, vers 1025, les assises d’un château et du bourg qui porte son nom.
En 1035, le duc Robert part pour la croisade, laissant Guillaume, encore très jeune, à la garde de Théroulde, du chancelier Osbern et de Ghislebert de Brionne.
Théroulde fût assassiné en 1040 par Guillaume de Montgomery.
Sa fille, Lesceline, avait épousée Robert, comte d’Eu. Leur descendance, entrée en rébellion contre Guillaume le Conquérant, se vit privée de ses biens qui furent attribués aux d’Harcourt.
Par alliances successives des filles, le fief passa de 1100 à 1499 aux Ferrières, Rieux puis Rohan Guéménée qui le cédèrent, alors, à Guillaume Leroux.
Ce dernier, originaire du pays de Caux selon les uns, des environs de Louviers selon les autres, appartenait à la noblesse de robe. Il était président à mortier du parlement de Normandie.
Très riche, la famille Leroux construisit, à Rouen, l’hôtel de Bourgtheroulde (1493), place de la Pucelle, alors place du Marché aux Veaux, (Guillaume et Claude Ier siècle au début du XVIe siècle), acquit le château de Boissey-le-Châtel (vers 1499) et le remplaça par le château actuel (Robert Ier et Robert II Leroux fin de XVIe siècle, début du XVIIe siècle). Elle possédait des domaines importants, notamment à Saint-Aubin-d’Escroville, Acquigny et dans le pays de Caux.
Elle s’illustra surtout dans la magistrature, où elle réalisa l’essentiel de ses alliances.
Claude, mort en 1537, était conseiller à la cour des Comptes, son frère, Robert, conseiller au parlement de Normandie. Nicolas, leur neveu, fut conseiller au parlement de Bretagne et président à mortier du parlement de Normandie.
Au sein de l’église, on peut citer Guillaume mort en 1532, abbé d’Aumale, Nicolas, son frère, chanoine doyen de la cathédrale, Jean leur neveu, prieur du Mont aux Malades et de l’abbaye d’Auffay.
Mais c’est dans l’armée et plus spécialement dans la marine, qu’on trouve ceux de la famille Leroux qui ont laissé le plus de trace dans l’histoire.
Le premier, Louis (1600-1672) seigneur d’Infreville et de Saint-Aubin-d’Escroville, fut intendant des ports sous Louis XIII et Louis XIV avec rang d’amiral.
Le second, Louis (1642-1712) son fils, après une brillante carrière de combattant, fut nommé chef d’escadre par Louis XIV. Il mourut à Infreville et est inhumé, avec son père et d’autres membres de la famille dans le cœur de l’église de cette commune.
Ont peut citer les deux frères de ce dernier : David (mort en 1713) qui fut commissaire général de la marine à Toulon et Robert, seigneur de Rouville, qui fut tué au siège de Candie.
Sous ces différents seigneurs, le bourg devait connaître des fortunes diverses. Sa situation à une journée de marche de Rouen et juste à l’orée de la dangereuse forêt de la Londe, en faisait un lieu de marchés actifs (avec halle aux blés, halle aux viandes, halle aux poissons), un centre de commerce important et une étape privilégiée pour les voyageurs et… les soldats. Ceux-ci, à cette époque, étaient logés chez l’habitant et, généralement, ne s’embarrassaient de principe.
A l’époque des guerres de religion, le bourg et le château de Bourgtheroulde furent, plusieurs fois, malmenées par des bandes protestantes. Le château ne devait, d’ailleurs, jamais être relevé et ce sont des ruines qui furent adjugées, avec les terres, à M. Louis Varillon et M. Simon Rabasse en fructidor an III.
Le XIXe siècle fut marqué, essentiellement, par l’aménagement de la place de la mairie, la construction de l’école primaire, inaugurée en 1858, la construction de la mairie, décidée en 1858 et inaugurée le 13 mai 1866.
En 1871, les 3 et 4 janvier, des combats très durs opposèrent les mobiles des Landes et de l’ardèche aux troupes prussiennes. De nombreux morts furent à déplorer. Prussiens et français sont inhumés dans le cimetière communal, à côté du caveau de la famille Gasse qui avait offert le terrain de ce cimetière en 1869.
Voir La guerre dans l'Ouest (page 316)
- Pour la petite histoire, citons qu’une exécution capitale eut lieu sur la place public le 4 février 1827. Les sieurs Heutaux et Daguet furent guillotinés pour avoir assassiné un clair de notaire nommé Voisin.
- Remontant dans le passé, deux faits sont à signaler, qui intéressent toute la région du Roumois.
- D’abord, les guerres de religion : les roumois étaient pour la majorité partisans de la réforme, d’où les querelles vives qui ensanglantèrent le Roumois. On trouve même plusieurs cimetières huguenots, par exemple à Eturqueray et à Routot ; des châteaux forts furent incendiés, durant les luttes : celui de Bourgtheroulde avons-nous dit, celui de Bosguérard, celui de Marcouville, celui d’Hautonne, celui de Honguemare…
- D’autre part, il y a eu la colonisation des Antilles françaises : les roumois font partis, parmi les normands, de ceux qui, nombreux, partirent vers les isles (Martinique et Guadeloupe) au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle ; certains s’installèrent là-bas (békés) ; d’autres revinrent plus tard au pays... gardant en eux la nostalgie des charmes tropicaux. Beaucoup s’embarquèrent, sous les mêmes conditions, vers les autres îles de la Réunion et de Saint-Domingue.
- Relevés dans l’ouvrage : Dictionnaire topographique du département de l'Eure (1877)-page 32 et 33-
« Bourgtheroulde, ch.-l. de canton ; baronnie en 1617 ; collégiale ; anc. doyenné rural du diocèse de Rouen, comprenant 43 paroisses en 1265 ; qualifié bourg par Masseville en 1722. - Burgus Turoldi, 1059 (ch. de fondation de l’abb. du Tréport). – Burgus Thuroldi (O.V.) – Burgus Toroldi, 1207 (gr. du prieuré des Deux-Amants). – Burgus Torodi, 1208 (arch. de l’Eure). – Burgus Turoudi (Masse - Bourgthouroude, 1336 ; Bourgtouroude, 1370 (la Roque). – Bourctheroude, 1382 (aveu de Robert d’Angerville). – Boutheroude, 1389 (ch. De Ch. VI). – Burgus Teroudi (p. de Raoul Roussel). – Bourethouroude, 1462 (cart. du chap. de Rouen). – Bourthouroude, 1496 (titres d’Harcourt). – Bourtheroude, 1602 (notes de Charles Puchot). – Bouteroude, 1648 (André Duchesne, Antiquités et rech. Des villes). – Boutroude, 1722 (Masseville et prononciation locale). – Le Boultroude, 1759 (déclaration royale). – Bougthouroude, 1765 (inscription de cloche). »
- Église St-Laurent de Bourgtheroulde : nef XIVe siècle, tour XVe siècle, choeur XVIe siècle ; statue de Saint Laurent XVIe siècle, vitraux.Renaissance.voir
- Église St-Sauveur de Boscherville et cimetière restes romans du chevet, façade XVIe siècle, le reste XVIIe siècle; statues XVe siècle.
- Église Saint-Ouen d'Infreville : chœur et clocher XVIe siècle, nef XIXe siècle; retable du maître-autel XVIIIe siècle, statues XVIe siècle, pierre tombale XVIIe siècle.
- Voir ministère de la culture pour l'ensemble de ces trois édifices.
Démographie Bourgtheroulde
| 1806 | 1820 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 | 1906 | 1911 | 1921 |
| 728 | 735 | 720 | 691 | 754 | 767 | 715 | 742 | 636 | 613 | 593 |
| 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | esti.2005 |
| 579 | 536 | 551 | 567 | 522 | 708 | 881 | 1317 | 2559 | 2742 | 2812 | 2911 |
Démographie Infreville
| 1806 | 1820 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 | 1906 | 1911 | 1921 |
| 652 | 624 | 554 | 466 | 415 | 370 | 373 | 346 | 304 | 315 | 268 |
| 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
| 278 | 272 | 262 | 289 | 296 | 341 | 385 | - | - | - | - |
Démographie Boscherville
| 1806 | 1820 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 | 1906 | 1911 | 1921 |
| 264 | 252 | 164 | 132 | 148 | 135 | 109 | 115 | 104 | 113 | 100 |
| 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
| 94 | 100 | 68 | 102 | 95 | 73 | - | - | - | - | - |
Repères géographiques
La commune est située au nord du département de l'Eure, au sud du plateau du Roumois. Cette région a la forme d’un triangle irrégulier limité, au nord, par la seine depuis Elbeuf jusqu'à Quillebeuf ; à l’ouest, par la Risle depuis Pont-Audemer jusqu’à Brionne ; enfin au sud et à l’est, par une ligne brisée allant de Brionne à Elbeuf, ressemblant au pays de Caux : les prairies occupent le fond des vallées, tandis que les cultures s'étendent sur les plateaux.
Les terres du Roumois sont argilo-calcaires ou argilo-silicieuses, de bonne qualité et fertiles, mais elle s’enherbe facilement.
Le pays est très bocagé ; de nombreux boqueteaux existent autour des fermes. Toute la partie sud, vers Bourgtheroulde, rappelle le plateau du Neubourg ; la partie voisine de Pont-Audemer se rapproche comme aspect du Lieuvin.
Illustrations, photos anciennes
Familles notables
Les maires
| Nom / Prénom | de | à |
| Neveu-Leclerc | en 1808 | |
| Got Paul-André | 1969 | 2002 |
| Questel Bruno | 2002 |
Les notaires
A savoir pour vos recherches généalogiques
Horaires d'ouverture de la mairie
- Tél : 02 35 87 60 70
- Du lundi au samedi de 9h00 à 12h00.
- Lundi, mercredi et jeudi 14h00 à 18h00.
- Mardi de 15h00 à 18h00.
- Vendredi de 14h00 à 16h00.
- Courriel : ville.bourgtheroulde@wanadoo.fr
- site de la mairie : [1]
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Patronymes
Remarques
- Archives départementales
- - 2, rue de Verdun - 27025 Evreux Cedex - Tél : 02 32 31 50 84 (ou 85)
- - Horaires : du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 13h00 à 17h00.
Bibliographie
- POTIERS D'INFREVILLE de GUILLUY Françoise







