04088 - Forcalquier

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Forcalquier
Informations
Pays Drapeau de la France    France
Région    Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Département    Alpes-de-Haute-Provence
Canton    Forcalquier
Code INSEE 04088
Code postal 04300
Population 4650 hab. (2004)
Nom des habitants Les Forcalquierens
Superficie 4276 hectares
Densité 108,7 hab/km²
Point culminant 904 m
Altitude 550 m
Coordonnées (long/lat) 05°46'50"E/43°57'36"N
Localisation

Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune
(vert = commune partagée entre plusieurs cantons)

Sommaire

H
istoire de la commune

Le Pays de Forcalquier a connu très tôt une occupation humaine où les Celtes se mêlèrent aux Ligures implantés dès le Xème siècle avant JC.

Ces peuplent élurent domicile sur les éminences, comme en témoignent de nombreux oppida (le Via Domitia par exemple).

Avec la colonisation romaine, ce sont, en revanche, les plaines et les grands axes de communication qui sont privilégiés. Avec la chute de l'Empire Romain, les luttes reprennent et les habitants se réfugient à nouveau sur les hauteurs où les anciens oppida celto-ligures formeront le cœur de nos villages du Moyen-âge.

Au début du Moyen Âge, Forcalquier était une possession des comtes de Provence, qui échut au comte Foulques Bertrand. Au XIIe siècle, le comté de Provence, possession indivise entre plusieurs comtes, fut partagée et l'une des trois parties revint à la comtesse Adélaïde de Forcalquier, veuve d'un comte d'Urgel.

Pendant plus d'un siècle, les comtes de Forcalquier vont faire de leur ville la capitale d'un état indépendant, avec ses souverains, ses lois, sa monnaie, Le XIIe siècle sera l'âge d'or du Pays de Forcalquier, comme en témoignent les nombreux édifices romans de la région, Un mariage alliera finalement les maisons comtales de Forcalquier et de Provence. Après la crise économique et démographique du XIIIe siècle.

Partage de la Provence au XIIe siècle entre comté et marquisat de Provence et comté de Forcalquier
Partage de la Provence au XIIe siècle entre comté et marquisat de Provence et comté de Forcalquier
Le siècle suivant sera marqué par les grandes épidémies de peste. Faute d'héritier au dernier Comte de Provence, le Roi René, la Provence sera finalement réunie à la couronne de France en 1481.

Les Guerres de Religion causèrent, ici comme ailleurs, des ravages. Après la Révolution, Forcalquier devient sous-préfecture.

En 1851, Forcalquier et, au-delà, les Basses-Alpes, comptèrent parmi les principaux acteurs de la résistance au coup d'état de Napoléon III. La répression fut féroce.

De nos jours, Forcalquier conserve encore largement son rôle de capitale culturelle du pays.

Patrimoine

La citadelle Notre Dame de Provence

La citadelle Notre Dame de Provence (1875) : magnifique panorama. A cet emplacement s'élevait autrefois le château des comtes de Forcalquier, dont subsistent les bases au midi. On y trouve aujourd'hui : - chapelle Notre-Dame de Provence : de style néo-byzantin érigée en 1875 à l'initiative du Chanoine TERRASSON et ornée de statues d'anges musiciens et des Saints de Provence et on y trouve aussi le carillon de Notre-Dame de Provence : construit dans les années 20, composé de 18 cloches, permet le jeu traditionnel "à coups de poings". Sonnerie : tous les dimanches à 11 h30 ainsi qu'en l'honneur des principales fêtes, notamment le "Nadalet" pour Noël (sous réserve).

La cathédrale Notre Dame du Bourguet

La cathédrale Notre Dame du Marché, ou du Bourguet (XIIIe siècle et XVIIe siècle) : nef centrale, chœur, transept et clocher datent des premières années du XIIIe siècle et constituent le premier essai d'adaptation d'art gothique en Pays d'Oc. Le campanile est du XVIe siècle, les nefs latérales et le 2ème étage du clocher sont du XVIIe siècle. Superbe grand orgue, dont les premiers jeux remontent à 1629.

La place Saint-Michel

La Place Saint-Michel est située dans le vieille ville, très célèbre grâce à la "Fontaine Saint-Michel" qui est un monument classé. Cette fontaine a été érigée en 1512 de style gothique. Le bassin rond actuel a remplacé, en 1912, le bassin octogonal d'origine. La partie au-dessus des dégueuloirs a été refaite à l'identique en 1976. La base est célèbre pour les curieuses scènes sculptées qui représenteraient les vices que Saint-Michel cherche à écraser.

Couvent des Récollets

Le couvent des Récollets à été installés en 1627 dans l'église Saint-Pierre, une des quatre paroisses de la ville, dont on distingue encore l'oculus roman. Transformé en prison, on y enfermera en 1851 le sous-préfet et les gendarmes ralliés au coup d'état de Napoléon III.

Viaduc

Le viaduc a été bâti en 1883. Curieuses inscriptions de sa dédicace, écrites dans toutes les langues romanes et les différents dialectes occitans.

Saint-Mari

Saint-Mari : vestiges du XIIe siècle de l'ancienne cathédrale de Forcalquier, accolés au château épiscopal (tour début XIIIe siècle).

Le couvent des Cordeliers

Le couvent des Cordeliers (XIIIe siècle) : est un monument classé. Probablement fondé vers 1236, le couvent des Cordeliers est l'une des premières fondations franciscaines implantées en Provence. Il s'établit dans une demeure donnée par Raymond Béranger, comte de Forcalquier. Endommagé pendant les guerres de Religion, mal entretenu par la suite, il est vendu à la Révolution, transformé en exploitation agricole avant d'être restauré dans les années 1960. Le couvent possède, autour de son cloître reconstitué, l'ensemble des salles conventuelles. L'oratoire abrite une jolie Vierge à l'Enfant en bois sculpté du XVe siècle. Le couvent est actuellement siège de l'Université Européenne des Senteurs et des Saveurs.

Le couvent avec cloître "les Visitandines"

Le couvent avec cloître "les Visitandines" (XVIIe siècle) : couvent avec cloître de 1634, chapelle de 1687. Bâtiments conventuels rebâtis en 1883 pour abriter la mairie. La chapelle est actuellement un cinéma.

Clocher de Saint-Pierre

Clocher de Saint-Pierre : campanile bâti en 1859.

Le musée municipal

Le musée municipal (mobilier ancien, costumes de Haute Provence, archéologie...) : situé au second étage de la mairie.

Les Mourres

Les Mourres : au nord de Forcalquier s'étale un paysage de rochers calcaires à la base marneuse amincie par l'érosion: les Mourres proprement dits, que suivent en amont les Petits Mourres et, en aval, les Mourreisses.

Temple

Temple : fin du XVIe siècle. Au fronton, une inscription tirée du livre d'Isaïe : "Co(n)fesse le Seig(neur) et invoque so(n) no(m)". Le bel hôtel particulier situé à droite du temple (XVIIe siècle) a été celui d'une grande famille protestante, les Gassaud.

Chapelle de la Charité

La chapelle de la Charité est du XVIIe siècle. Elle fut celle d'un couvent d'Augustines, qui laissèrent place en 1720 à l'hôpital de la Charité Saint-Louis.

Place du Palais

L'actuel Palais de Justice (façade de 1842) a succédé à l'ancien palais des comtes de Forcalquier. La place s'appelait aussi autrefois la Granatarié (place aux grains), nom qu'a conservé l'original escalier (1853) qui la fait communiquer avec la rue Bérenger.

La Synagogue

Emplacement supposé de la Synagogue. On sait qu'au moyen âge Forcalquier abritait une importante communauté juive.

Porte des Cordeliers

Porte des Cordeliers : XIVe siècle. Aujourd'hui, elle est le dernier vestige des six portes que comptait la ville.

Cimetière classé

Ce nouveau cimetière vit le jour en 1835 et allait par la suite demeurer fameux jusqu'à devenir un site classé. En effet, au début de notre siècle, on a imaginé d'y planter des ifs dont le feuillage, taillé en arcades, crée cette belle perspective d'architecture végétale qui en fait désormais un site unique en Europe.

La Bonne Fontaine

La Bonne Fontaine : ensemble de fontaines et lavoirs médiévaux, sur un site antique.

Chapelle de Saint-Pancrace

Chapelle de Saint-Pancrace : patron de la ville (XVIIe siècle). Le chemin s'ouvre devant un bel oratoire de la même époque.

Chapelle de Saint-Marc

Chapelle de Saint-Marc : chapelle du XVIe siècle, remaniée au XVIIe siècle et restaurée en 1994 par les Amis des Chapelles Rurales et Oratoires de Forcalquier.

Fontaine Jeanne d'Arc

Cette fontaine construite en 1511 était initialement surmontée d'un Saint Pierre. Ce dernier fut remplacé par une statue de Jeanne d'Arc en 1900. Mais tout le monde n'apprécia pas ce changement. Eugène BERNARD écrivit un poème vengeur où Saint-Pierre se plaint d'avoir été chassé. Elle est située sur la "Place Jeanne d'Arc".

Repères géographiques

Démographie

Année
Nombre
1793
2 547
1800
2 539
1806
2 768
1821
2 992
1831
3 036
1836
3 022
1841
3 065
1846
3 087
1851
3 053
1856
2 905
Année
Nombre
1861
2 891
1867
2 827
1872
2 679
1876
2 717
1881
2 766
1886
2 912
1891
2 958
1896
2 955
1901
2 977
1906
3 034
Année
Nombre
1911
2 961
1921
2 504
1926
2 501
1931
2 556
1936
2 535
1946
2 242
1954
2 609
1962
2 518
1968
2 979
1975
3 312
Année
Nombre
1982
3 782
1990
3 993
1999
4 302
2004
4 650
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-

Illustrations, photos anciennes

Familles notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
Léon ESPARIAT - 1965  
Claude DELORME 1965 - 1983  
Pierre MICHEL 01/1983 - 03/1983  
Pierre DELMAR 1983 - 1989  
Raymond FRANJOU 1989 - 1995  
Pierre DELMAR 1995 - 2001  
Christophe CASTANER 2001 - Réélu en 2008  
- -  


Les notaires

  • Jean-Albert Sulmoni
  • Paul Roux

A savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h00 à 12h00 8h00 à 12h00 8h00 à 12h00 8h00 à 12h00 8h00 à 12h00 10h00 à 12h00 -
Après-m. 14h00 à 18h00 14h00 à 18h00 14h00 à 18h00 14h00 à 18h00 14h00 à 18h00 - -

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

  • Déposées aux Archives Départementales de Digne-les-Bains.

Patronymes

  • Relevés systématiques des Registres Paroissiaux et de l' État Civil, jusqu'en 1905 sur le site de GeneaNet

Bibliographie

  • Forcalquier (le Temps Retrouvé) de Jean-Yves ROYER, édition Equinoxe (1991).

Voir aussi (sur GeneaWiki)

Liens utiles (externes)



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